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Arrivée devant ton immeuble
vendredi 11 janvier 2008 , par Hakanana
 

Bonjour,


Je vais te raconter mon voyage qui m’a permis d’arriver devant ton immeuble où il paraît que je vais rencontrer, en plus de toi, tous mes frères et sœurs ??!!


Hakadance, tu sais celui qui m’a élevée sur la planète Rugbyland après la mort de maman, a bien voulu m’aider à rejoindre la Terre et toi, malgrés sa tristesse.

Nous sommes donc allés dans un entrepôt où, surprise, se trouvait l’engin qui nous avait emmenées ici avec maman. Tout neuf, incroyable non ?

Hakadance l’avait remis en état (comme il l’avait promis à maman) et nous pouvions donc l’emprunter pour mon retour sur Terre car maman, merveilleuse scientifique, avait programmé le retour automatique sur le site du laboratoire, au cas où …

Juste avant de partir, Hakadance m’a appris une de ses danses extraordinaires qui me fascinaient : la HAKA, en me disant que sur Terre, dès que je me sentirais menacée, triste ou simplement désespérément seule, je devais la reproduire et il accourrait : ça me rassurait un peu car, seule sur une planète que je ne connaissais pas, j’avoue que ça m’inquiétait un peu.

Bref, après quelques autres recommandations, nous avons pris cet engin et sommes arrivés dans le jardin du laboratoire où vous travailliez tous les deux, dans un pays qui s’appelle Egypte, bizarre ce nom …

Après un adieu ou plutôt un au revoir avec mon « père » adoptif, je suis entrée dans ce lieu, ai rencontré plusieurs personnes qui ne te connaissaient pas et suis enfin tombée sur votre ancien patron qui malheureusement pour moi ne savait plus où tu résidais. Il paraît que tu déménageais souvent, en changeant souvent de colocataires ( !) et il t’a donc perdu de vue.

Déçue, je suis sortie de cet immeuble et je me demandais bien comment j’allais faire pour te retrouver quand j’ai vu, près du grand portail, un homme en uniforme bleu et jaune qui s’avançait en vélo en portant une immense sacoche autour de lui. Je le regardai déposer des papiers dans une immense boîte, et tout à coup, en le regardant de plus près, ton adresse m’apparut dans la tête : Pomelo Frosti, 145 rue Hector Berlioz … incroyable, non ? Je n’avais plus qu’à me rendre là-bas et enfin je pourrai te voir en chair et en os.


Et me voilà en bas de cet immeuble… j’étais terrorisée à l’idée de voir à quoi tu ressemblais et en même temps tellement impatiente. En passant devant la glace du hall d’entrée, je me suis regardée et demandée à qui je ressemblais : à maman ? à toi ? C’est vrai qu’avec mon look, tes voisins me regardaient bizarrement mais je savais très bien ce qu’ils pensaient et je m’en foutais, tant pis pour eux si je ne leur plais pas.

Et puis, Oh ! Oh ! Tu es arrivé en bas de l’ascenseur, tu m’as croisée : je savais que c’était toi, c’était comme une évidence pour moi, mais toi, tu as passé ton chemin, tu m’as ignorée, bref, tu n’as rien ressenti en me voyant. Tu ne m’as pas reconnu, snif …

Pourquoi t’ais-je reconnu et pas toi ? Pourquoi je comprends tout, tout de suite, pourquoi je sais ce que pensent les personnes que je croise ? Est-ce à cause de mon séjour sur cette planète ? Est-ce … Ah ça y est je viens de comprendre d’où me vient cette … mais chut je ne te le dirai pas ! A toi de chercher ! Hi ! Hi ! Hi !

D’ailleurs, je vais prendre tout mon temps pour me présenter.

Aussi, je vais te suivre discrètement pour comprendre comment tu fonctionnes. Et oui, c’est comme ça. Alors fais attention quand tu sors ne fais pas trop de bêtises : je ne serai pas loin, hi ! hi ! hi !


A bientôt, au hasard d’une rencontre.


Hakanana.



Forum

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    en face !
    29 janvier 2008, par Pomello Frasti

    hakanana mon ombre,

    tu as dû te tromper d’immeuble

    et cet homme que tu as croisé

    ce n’est pas moi

    moi je suis en bas des escaliers

    tombé en fin de dégringolade

    alors si tu étais passée je t’aurais vue

    toi et ton look de mars

    ton air des étoiles

    qui me suit comme une ombre

    qui me file comme une détective

    alors que je suis allongé par terre

    comme un vieux débri

    viens vite ma chérie

    rejoins-moi j’habite en face

    au 144

    et je t’attends pour t’embrasser

    fais attention quand tu traverses

    et tu croiseras sûrement des gens devant la porte

    peut-être de la police

    parle-leur dans ta langue du cosmos

    raconte-leur quelque chose en étranger

    qu’on rigole un peu

    à tout de suite

    pomello



 
 
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