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Et me voilà chez toi, dans un lit...
samedi 15 décembre 2007 , par Estéban Frasti
 

« Non mais attends que je te raconte… Un voyage de folie !

Ça a très mal commencé ! C’est toujours le bazar pour préparer les valises… Eléonore avait acheté trop de vêtements et ça ne tenait plus dans les valises ! Elle est allée acheter d’autres valises et en chemin elle a pris froid. Le médecin est venu et il nous a donné des cachets, mais sans la notice. Puis nous avons cherché dans toute la maison : nous avions perdu le chat. Une fois retrouvé, nous l’avons mis dans une cage. Ca finit toujours comme ça.

Déjà qu’il avait fallu se lever à 5h15 pour aller acheter les billets pour le bateau !

Eléonore a le mal de mer en bateau. Alors nous sommes allés à la pharmacie qui est à 3 km pour aller acheter un malheureux petit sachet de cachets. On a dû attendre jusqu’à 7h00 devant la porte de la pharmacie. Eléonore avait oublié son porte monnaie. Elle a dit : « vous me le faites marquer au nom de Frasti. Nous vous payerons à la fin du mois. »

Quand nous sommes repartis, il était déjà 7h10. De retour chez nous, nous étions tout essoufflés, même le chien : il en bavait. Nous ne sommes arrivés au port qu’à 7h25, à cause des bouchons.

Devant le bateau, avec Eléonore, on a sauté de joie car il était immense. Mais sur le bateau, je me suis évanoui : il n’était même pas nettoyé. La cuisine était pire que tout : aucune casserole n’était propre, par terre il y avait plein de spaghettis…

Mais en définitive, aucune importance !... Nous avons croisé des marins qui nous ont demandé nos passeports et nos billets. J’ai fouillé le sac d’Éléonore et la valise : rien. Elle avait dû les oublier à la pharmacie. Ils ont appelé la sécurité et ils nous ont jetés par-dessus bord. Tu te rends compte, une femme enceinte de 6 mois ! Et je ne parle pas du chat et des deux chiens…

En sortant de l’eau, nous voyons un cheval arriver devant nous. Nous grimpons dessus. Nous entrons dans la savane. J’aperçois au loin une grande ville. Je vais traverser une voie ferrée mais le cheval s’arrête en plein milieu des rails. Un train arrive sur nous à toute vitesse. Nous ne savons pas quoi faire. Nous voulions prendre le train, mais pas comme ça… On saute du cheval ou on se suicide ? Nous décidons de sauter en nous disant qu’après tout ce cheval n’est pas le nôtre. Nous nous retournons avant qu’il heurte le train. J’ai mal pour lui.

Eléonore regrette ce que nous avons fait. Maintenant il faut marcher…

C’est alors que nous apercevons un aéroport au loin.

Nous nous y sommes rendus à pied. Nous avons trouvé une banque. J’y suis allé, et j’ai retiré 1500 € pour acheter 2 billets et 3 cages pour les animaux. Quand l’avion a décollé, nous nous sommes aperçu que nous avions oublié nos valises. Alors nous avons demandé au pilote s’il pouvait nous ramener à l’aéroport. A l’aéroport, nous avons repris nos valises et nous sommes remontés dans l’avion. Malheureusement, nous nous sommes trompés d’avion et nous sommes arrivés en Chine. L’avion nous a ramené à l’aéroport pour reprendre le bon avion mais il ne décollait que 10 heures plus tard. J’ai laissé Eléonore, le petit chat et les bagages, j’ai marché très longtemps et j’ai trouvé une gare TGV. Je suis retourné chercher Eléonore, les animaux et les bagages. Nous nous sommes dépêchés pour ne pas louper le prochain train…

Nous avons sauté dans le premier et nous sommes partis. A peine cinq minutes plus tard, des policiers ont arrêté le TGV pour contrôler les papiers. Il y avait une personne qui n’avait pas les siens. Alors les policiers l’ont emmenée. C’est à ce moment-là que nous apercevons une sorte de traineau tiré par des animaux bizarres. Nous décidons de descendre du train.

En sortant, j’avais la tête qui tournait. Nous avions froid car il neigeait. C’est alors qu’Éléonore aperçoit le Père Noël. Nous nous avançons vers lui. Je demande :

- Père Noël ?

C’était bien lui avec sa grande barbe blanche et son gros manteau rouge (lui au moins il ne devait pas avoir froid.)

- Oui, dit-il, avec sa grosse voix.

Éléonore sursaute : un renne vient de la chatouiller.

- Père Noël, que faites-vous là, je demande ? (je lis beaucoup…)

- Je suis en train d’inspecter les lieux pour déposer des cadeaux pour le 25 ! Et vous, que faites-vous là, il demande ? (lui aussi, il lit beaucoup…)

- Nous allons chez mon père, Pomello Frasti.

- Chez Pomello Frasti !!??... Si vous voulez je peux vous y amener. Vous avez l’air un peu perdu.

Aussitôt, ses rennes nous font signe de monter dans le traineau.

Nous avons passé un moment fantastique. Le Père Noël m’a même offert un lot de chaussettes parce que j’avais oublié les miennes à la maison. Tout s’est très bien passé jusqu’au moment où j’ai essayé de conduire le traineau et que les rennes se sont échappés. Nous avons perdu plus de deux heures pour tous les rassembler (on en a même retrouvé un sur la Lune).

En arrivant au-dessus de chez toi, j’ai hurlé de joie ! J’ai sauté en l’air et je suis tombé du traineau. Heureusement un buisson a amorti ma chute mais je me suis évanoui. Et me voilà chez toi dans un lit. Eléonore m’a raconté que le Père Noël m’avait soigné avec des médicaments qu’il comptait offrir à un médecin et qu’il était furieux, car on lui avait fait louper sa tournée. Mais ce qui compte c’est qu’on soit arrivés entier chez toi. Enfin, presqu’entier ! Je me suis quand même cassé le poignet dans ma chute… »



Forum

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    appel du début janvier
    5 janvier 2008, par Pomello Frasti

    esteban !

    tu es là ?!

    j’ai rien entendu de ton arrivée

    et tu es dans un lit ?

    ici ?

    à la maison ?

    alors viens vite mon chéri

    m’aider à relever ma carcasse

    avant que les policiers débarquent !

    et pendant que ton frangin les retient...

    viens vite dans l’entrée de l’immeuble !

    je suis par terre !

    ah tu en as fait du voyage !

    et moi j’ai juste dégringolé quelques étages !

    appelle vite les journalistes

    de la télé ou des journaux

    qu’ils viennent constater l’événement

    d’une grande famille rassemblée !

    et ça nous évitera la prison :

    si les flics débarquent

    ils voudront repartir avec un terroriste

    et alors adieu le rassemblement !

    appelle-les !

    et raconte-leur une belle légende

    d’une famille frasti exemplaire

    avec du courage partout

    et des illustres ancêtres !

    qu’on soit des héros !

    et qu’ils aient envie de venir nous voir

    vite !

    pomello (ton père par terre)



 
 
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