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Mise au point
mardi 5 février 2008 , par Hakanana
 

Je n’y crois pas !!! Tu me prends pour une demeurée ou quoi ? Si je te dis que c’est toi que j’ai vu au 145, c’est que je suis sûre, non mais ! Et même que je t’ai vu tomber et arriver comme un boulet, en bas au 144. Ça m’a fait beaucoup rire, et je trouve que tu n’as que ce que tu mérites ! Franchement, tu trouves ça joli ce que tu as fait ???

Sous prétexte de vouloir réunir toute ta petite famille dans ton immeuble et que tu as de l’argent à gogo, tu as décidé de racheter tous les appartements et d’expulser tous les locataires : « Et hop ! Messieurs, Mesdames tout le monde dehors, mes enfants arrivent et ils ont besoins de place ! ».

Seulement voilà, il y a eu de la résistance et les gens ne sont pas partis. On ne peut pas toujours tout avoir du premier coup !

Tu n’étais pas content, hein ? D’autant plus que mes frères et sœurs commençaient à arriver et tu te demandais bien où tu allais les mettre.

Je t’ai vu hier dans ton appartement à tourner en rond, à te demander ce que tu pourrais faire pour « accélérer » la chose, et une idée de génie t’a traversé l’esprit !

En bon citoyen, il fallait faire respecter la loi (délais respectés, saison adaptée, frais payés…) et c’est ce que tu as fait .Alors, tu as pris ton téléphone et tu as demandé à la police de venir expulser ces locataires qui squattaient ton immeuble…


Et voilà, ils sont bien là les flics, mais toi tu es allongé par terre au milieu d’eux et ils ne comprennent pas, et toi non plus d’ailleurs ! Et bien moi je sais !

Figures-toi que tes ex- voisins se sont regroupés pour ne pas se laisser faire. Ils ont donc décidé de te faire peur, sans toutefois t’éliminer carrément (comme le voulaient certains). Ils ont concocté un plan pour te faire tomber dans l’escalier, puis ils t’auraient menacé, puis, puis, etc.…

Mais voilà, le jour où ils posent la peau de banane devant ta porte, la police est en bas pour te réceptionner ! Oh la, pas de chance pour eux …


Tu imagines la panique (on va se faire arrêter, aller en prison …..). Je me suis dis qu’il fallait que j’intervienne !

Je suis discrètement montée les voir(ils s’étaient regroupés dans l’appartement du rez-de-chaussée),leur ai dit qui j’étais et leur ai demandé de se débrouiller pour éloigner la police du lieu afin que je puisse te parler et te persuader de changer d’idée .

(J’ai appris que l’immeuble d’en face est libre et en plus pas trop loin du lieu fixé pour réunir toute la famille).

Mais comment faire ? Ils n’avaient pas d’idée.

Et voilà que je repense à Hakadance qui m’avait dit que la HAKA pouvait m’aider. Aussitôt je la télécharge… et zut, je viens de te dire comment je communique malgré mon handicape… tant pis !je continue…., donc je la télécharge dans les esprits des locataires grâce à mon pouvoir de télépathe(tu sais la petite perle que j’ai sur le front….) tout en respectant le but recherché de cette danse chantée : invoquer la force de l’Union en impressionnant son adversaire par des cris et des mimiques terrifiantes, mais sans lui faire mal.

Avec force, ils sortent alors de l’immeuble en effectuant cette danse sacrée et voilà le résultat : les flics s’enfuient avec les nouveaux « Hakamen » à leurs trousses, et nous, on se retrouve face à face !

Je ne sais pas si j’ai envie de rire ou de pleurer en te regardant, toi non plus apparemment ! On fait quoi maintenant ?On se cause ou pas ?...



Forum

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    désarme
    4 mars 2008, par Pomello Frasti

    hakanana ma petite nana nichée en pleine révolte,

    je te cause en face enfin, je me suis même relevé pour te voir dans les yeux, et qu’ils sont beaux tes yeux avec cette perle au front, ce troisième oeil qui te donne un mystère au visage.

    alors tu me crois si fourbe que j’aurais viré des locataires ! moi qui ai toujours vécu dans la misère et qui me suis trouvé tant de fois perdu, seul et sans un sou, dans les halls de gares et les rues de la nuit en ville !

    mais hakanana, ce n’est simplement pas possible !

    j’ai acheté cet immeuble vide, et j’ai moi-même apporté les meubles et les draps où tu vas rêver bientôt... et j’espère que tes nuits seront douces ma chérie...

    car il faudra me croire sur parole, et ranger ton amertume au placard du passé... si je suis revenu dans ta vie, si tu es arrivée dans la mienne, c’est la tendresse qui nous a guidés.

    c’est vrai que j’ai vieilli, vrai aussi que depuis longtemps nous avons vécu l’un sans l’autre, mais aujourd’hui, enfin, nous voilà, face à face.

    alors je te le dis ma belle, ma petite, ma douce : les gens que tu as vus ne sont pas des locataires, c’est une horde de voisins zélés qui voudraient savoir ce qui se passe chez moi.

    ils n’arrêtent pas d’espionner, la nuit et le jour, par les fenêtres et comme ils peuvent, pour comprendre ce qu’un vieil homme comme moi, seul et silencieux, fait dans cet immeuble.

    ils m’ont vu arpenter les appartements pour faire les lits, déplacer les armoires et fixer les miroirs, et ils se demandent ce que je fais, ce que je suis, ce que je veux. ils m’imaginent dans une secte, en train de préparer un attentat ou un cambriolage. et comme je ne réponds pas à leurs questions, ils se vexent et tentent d’en savoir plus autrement.

    ils mentent, et leurs yeux ne trompent pas : tu as vu leur cernes ? c’est l’envie, la jalousie, la curiosité, la maladie qui les ronge, c’est l’ennui.

    voilà pourquoi ils sont entrés ici, en profitant du bazar de la police et de ma chute, et de l’arrivée de tes frères et soeurs, en te racontant n’importe quoi, ils voudraient me voir mort plutôt qu’ici, à mettre mon bonheur sous leur nez (oui je suis heureux fillette !)

    ce sont des voisins, hakanana, les pires voisins de ma vie. et ne pars pas dans leur délire, ils se défoulent sur moi aujourd’hui, mais demain ce sera toi ou ton frère ou ta soeur. il n’y a pas de limite à leur rancoeur.

    alors je te tends mes bras, et viens contre moi, il faut oublier le mauvais du passé, la honte des voisins, et bonjour ma fille !

    dis-moi : en face, je te ressemble ? je te fais penser à qui ? et pourquoi as-tu donc tellement peur de moi ?

    dis-moi sincèrement, et laisse tomber tes armes.

    je t’emmène vers ton appartement.

    je t’écoute.



 
 
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